DiEM25 Belgique appelle le gouvernement belge à s’abstenir de toute implication militaire en Syrie

DiEM25 Belgique demande instamment au gouvernement belge de ne pas se joindre à une coalition occidentale pour riposter à l’utilisation présumée d’armes chimiques en Syrie.

Le gouvernement belge est invité à soutenir publiquement les efforts internationaux menés par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques afin de déterminer si des armes chimiques ont été effectivement utilisées à Douma, en République arabe syrienne. Les États Membres de l’UE devraient utiliser toutes les voies diplomatiques pour exhorter la Russie à autoriser des enquêtes de l’ONU.

À ce jour, il n’existe aucune preuve claire et confirmée que des armes chimiques ont été utilisées vu que les agences de l’ONU n’ont pas accès à Douma. DiEM25 Belgique appuie la résolution de la Suède au Conseil de sécurité visant à envoyer une mission des Nations Unies en Syrie afin de désarmer le pays de toutes les armes chimiques.

DiEM25 Belgique est vivement préoccupé par les dangers d’une spirale de violence alimentée par les allégations non fondées des différents acteurs étatiques impliqués. L’utilisation d’armes chimiques par toute force politique doit être condamnée avec fermeté et poursuivie honnêtement, contrairement au silence européen qui a suivi les attaques au gaz de Saddam Hussein (à l’époque un allié de l’Occident) contre des soldats et des civils lors de la guerre Iran-Irak de 1980-1988.

Cela ne peut toutefois se faire que dans le respect du droit international et avec l’appui de la communauté internationale si l’on veut éviter une nouvelle escalade. DiEM25 appelle donc le gouvernement belge à condamner fermement les menaces irresponsables et irrationnelles du Président des États-Unis, Donald Trump.

Nous défendons une Europe qui soit une force de paix et de stabilité dans le monde, alors que l’actuelle rhétorique alarmiste et à la gâchette facile du Royaume-Uni, de la France et d’autres nations européennes désireuses de se plier à un président américain imprévisible et dangereux nous mènera dans la direction opposée : comme elle l’a fait avec l’Irak en 2003 et la Libye en 2011, des interventions qui n’ont fait que déstabiliser davantage la région.