DiEM25 demande : pourquoi ne traitons-nous pas migrants et réfugiés comme des êtres humains?

Le gouvernement belge est en bonne compagnie quand il en arrive à saper les droits humains, comme l’a démontré le dernier rapport d’Amnesty International.

Partout en Europe, nous pouvons voir des politiciens alarmistes cultiver le racisme et la subversion de droits humains fondamentaux au nom des lois anti-terroristes et du contrôle des migrations. La question se pose: est-on encore loin de 1933 et du Meilleur des Mondes? Jetons un coup d’œil à ce qui est arrivé en Belgique et ailleurs.

L’an dernier, Théo Francken, ministre belge de l’Asile, a fait son abominable proposition de «nettoyer» le Parc Maximilien à Bruxelles de ses réfugiés. Le gouvernement avait auparavant échoué à accueillir des primo-arrivants, bien que la Belgique compte parmi les pays de l’UE qui ont le plus petit nombre de demandeurs d’asile.

En plus du déploiement de forces de police et de son vocabulaire incendiaire, nous rappelant les  heures les plus sombres de l’histoire humaine, le gouvernement belge a lancé une initiative visant à diviser les citoyens  en projetant d’autoriser les descentes de police dans les maisons des citoyens qui ont choisi d’héberger bénévolement des réfugiés. Et finalement, ce même gouvernement de droite a accepté de renvoyer des réfugiés soudanais sans enquêter sur le risque de torture encouru, un cas pour le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la Torture.

En France, Emmanuel Macron veut introduire une nouvelle loi anti-terroriste qui court-circuite le système légal et le remplace par un long état d’urgence.  A la suite des attentats de Paris, cet état d’urgence a réduit les droits démocratiques, comme le droit de s’assembler. De plus, la France a renvoyé environ 28.000 réfugiés en Italie, leur refusant le droit de demander l’asile en France.

Au niveau Européen, un sale marché a été négocié avec Erdogan. L’accord prévoit que l’UE  ferme les yeux sur les atteintes aux droits de l’homme perpétrées par le gouvernement turc, envoie à la Turquie 6 milliards d’€ d’aide, autorise les Turcs à entrer sans visa dans l’UE  et reprenne les discussions sur l’adhésion de la Turquie. En contrepartie, la Turquie s’engage à empêcher les réfugiés d’affluer dans les pays de l’UE.

La situation des réfugiés bloqués en Turquie est loin d’être aisée. Par exemple, 40% sur un total de plus d’un million d’enfants syriens dans le pays ne sont toujours pas scolarisés. L’accord UE-Turquie n’était que le début de l’externalisation des frontières de l’UE par de nouveaux  sales marchés avec des pays comme la Libye, le Soudan, le Niger, le Mali, le Nigeria, le Sénégal et l’Ethiopie.

L’hébergement des primo-arrivants est souvent abandonné aux municipalités. Les Etats nationaux blâment l’UE pour son échec à gérer la crise, alors que la politique migratoire a toujours été  compétence nationale. Et la Commission européenne fait de son mieux, lorsqu’elle conclut des conventions,  pour faire passer la «sécurité» des Etats membres avant une approche respectueuse des droits de l’homme.

Avec la participation de nos membres, nous mettons au point une alternative éthique, efficace et fonctionnelle aux politiques des gouvernements des Etats membres de l’UE, car ces politiques concernant les migrations et les réfugiés échouent lamentablement.

Si vous voulez aider à donner forme à une nouvelle politique de l’Europe sur cette question clef, ou mener campagne contre la dégénérescence politique de notre continent, rejoignez-nous.

Ne manquez pas notre prochain événement à Bruxelles, qui aura lieu le 21 mars à 20 h, intitulé:

DiEM25 asks: pourquoi nous ne traitons pas réfugiés et migrants comme des gens?